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Le 30/11/2015 - Notre objectif : réduire la pénibilité

Entreprise parisienne de second oeuvre de 70 salariés, S.O.E Stuc et Staff équipe ses compagnons d'un exosquelette pour le ponçage des plafonds.

Comment a commencé la démarche qui vous a mené à l'exosquelette ?

Bruno Rondet. Il y a trois ans, nous avons interrogé nos compagnons sur les positions les plus difficiles pour eux sur un chantier. À l'unanimité, ils nous ont répondu que la position la plus pénible était celle du ponçage de plafond avec les bras levés. C'est à partir de ce constat que nous avons cherché ce qui pourrait rendre cette tâche moins pénible.

Nous avons d'abord trouvé dans le commerce une « girafe », c'est-à-dire un support de machine sur roulettes équipé d'un levier sur lequel on plaçait la ponceuse, mais cela n'a pas donné un bon résultat en termes de qualité de finition. On a testé ensuite une autre girafe avec un bras télescopique - une sorte de grosse perche pour selfie - portant la machine, mais la machine vibrait et là non plus les résultats n'étaient pas satisfaisants.

Nous nous sommes donc tournés vers Exhauss, qui fabrique des stabilisateurs de caméra. Nous avons essayé d'adapter un de ces stabilisateurs au ponçage de plafonds, mais nous nous sommes rendu compte que, dès lors que le compagnon ne tenait pas lui-même la ponceuse, cela ne marchait pas bien. C'est alors que nous avons fait venir sur le chantier de l'hôtel Peninsula, à Paris, les responsables de cette société, qui nous ont proposé de recourir à un exosquelette.

Comment l'exosquelette a-t-il été adapté à vos besoins ?

On lui a « coupé » les bras ! Plus exactement, on lui a laissé des avant-bras sur lesquels le compagnon peut s'appuyer en gardant les mains libres pour guider la machine. Nos compagnons ont appris à trouver une bonne position pour leurs bras et ont été équipés d'un système de harnais leur permettant de travailler en toute sécurité. On a ajouté un coussinet gonflable dans le dos pour améliorer le confort de l'ensemble.

Quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?

Notre objectif de départ était de réduire la pénibilité de nos métiers, et nous y sommes parvenus. Il y a longtemps qu'on a développé l'automatisation dans l'industrie. Par exemple, dans une usine de voitures, les parechocs et pièces dites lourdes ne sont plus portés par les hommes. Le bâtiment doit aussi tirer profit des avancées de la technologie au profit de ses salariés. Ce n'est pas parce que l'on travaille sur des chantiers itinérants qu'on ne peut pas diminuer la pénibilité de tâches répétitives grâce aux progrès techniques !

Aujourd'hui, le travail avec l'exosquelette fait partie intégrante de notre offre de ponçage de plafond et nous réalisons une partie de nos chantiers avec lui. Grâce aux progrès de rendement - un ouvrier peut poncer 22 m² de plafond par jour avec l'exosquelette contre 8 m² sans -, nous avons pu rapidement rentabiliser l'investissement (6 000 euros environ), mais aussi améliorer la qualité du travail, car un compagnon qui n'est pas épuisé par la charge n'hésite pas à améliorer une finition qui n'est pas parfaite.

   

 

 

 

 

 

 

Bruno RONDET

Président de S.O.E Stuc et Staff

Lire l'article sur le site de constructif.fr

31/11/2015

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