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Le 01/06/2016 - STPEE : de la charte à la pratique

Dans cette SCOP, dont tous les salariés sont actionnaires, la prévention fait partie, comme le respect de l'environnement, des valeurs de l'entreprise. La maîtrise du risque routier repose sur la responsabilisation de tous au travers d'une charte et des actions qui l'accompagnent.

Qu'ils posent un candélabre sur la voie publique ou refassent l'électricité d'un bâtiment, rien ne distingue en apparence un chantier de l'entreprise STPEE (Société de travaux publics entreprise électrique) d’un autre. Si ce n’est que les ouvriers sont un peu plus que de simples salariés puisque, au sein de cette SCOP, leur voix compte autant que celle du patron. Un état d'esprit qui concourt à la responsabilisation de chacun et à l'envie de travailler  dans  de  bonnes  conditions.  L'entreprise  a  d'ailleurs  mis  en  œuvre différents processus d'amélioration continue au travers de plusieurs certifications : ISO 9001 pour la qualité (en 1999), ISO 14001  pour  l'environnement  et  OSHAS 18001 concernant la sécurité (en 2014) ou encore ISO 26001 pour la responsabilité sociale  et environnementale,  initiée  en 2016.
 

SÉCURITÉ : UNE PRISE EN COMPTE RIGOUREUSE

Parmi  les  cinq  objectifs  principaux  de  la politique  qualité  sécurité  environnement (QSE) de l'entreprise figure la prévention des risques liés à la santé et à la sécurité du personnel. Pour y parvenir, la méthode de travail associe les salariés, notamment lors du processus d'élaboration de règles ins-crites, depuis 2009, dans une « charte de l'automobiliste  »,  et  dans  le  document unique de prévention des risques professionnels (DUER). Chez STPEE, il n'en existe pas un mais six différents, avec le souci de répondre  aux  problématiques  de  terrain.
Au  siège,  situé  à  Villebon-sur-Yvette  (Essonne),  trois  DUER  englobent  les  risques propres  à  chacun  des  grands  domaines d'activité  (les  salarié travaillant  sur  des fonctions  administratives  n'étant  pas  exposés aux mêmes risques que ceux qui interviennent sur les chantiers, qu'ils soient liés au développement de réseaux de distribution énergétique ou uniquement électriques). Par ailleurs, chaque chef d'agence bénéficie d'une délégation de sécurité pour réaliser un DUER correspondant à son établissement.  «  Nous  y  traitons  tous  les risques tels que les chutes de hauteur, les vibrations, les basculements et renversements, le bruit, et bien sûr les circulations, entre l'entreprise et ses chantiers mais également internes sur nos sites »,explique Stéphanie  Julien.  Responsable  du  service QSE-RSE, elle travaille en appui des agences régionales pour décliner le DUER à partir d'un modèle commun, aidant les responsables à coter chaque risque sur une échelle qui comporte quatre niveaux.
 

UNE CHARTE DU CONDUCTEUR EXPLICITE

Illustration avec la prévention de l'alcoolisme. Dès le milieu des années 2000, l'entreprise a distribué des éthylotests électroniques. Certes, ces équipements n'avaient pas  la  fiabilité  des  modèles  homologués aujourd'hui mais ils permettaient,  bien  avant qu’ils  deviennent  obligatoires,  d'attirer  l'attention des salariés sur la nécessité de se tester et  de  maîtriser  leur consommation d'alcool. Désormais,  l'entreprise continue à travailler sur ce sujet, notamment sur la  manière  d'intégrer cette  question  à  son  règlement  intérieur. Des règles figurent déjà dans la charte de l'automobiliste, remise au goût du jour actuellement.  « Nous y travaillons avec la fédération des SCOP et avec la Fédération nationale des travaux publics car ce document peut-être opposable », insiste-t-elle. Il est remis  à  chaque  nouveau  salarié,  qui  le signe. S'il insiste, assez classiquement, sur la nécessité de respecter le Code de la route (règles  concernant  l'alcool mais aussi les stupéfiants, la vitesse, le port de la ceinture de sécurité, etc.), il va au-delà en évoquant des enjeux comportementaux. Ainsi,  « je gère mon stress en partant à l’heure à mes rendez-vous et je ne cherche pas à rattraper le temps perdu si je suis en retard », précise la charte. Un principe rappelé dans le livret (intitulé  explicitement  «  accueil-prévention  »)  :  «  Je  ne  prends  pas  de  risques  inconsidérés, même si je suis pressé. Pour parcourir 15 km, on gagne seulement une minute en roulant à 100 km/h au lieu de 90 km/h. » Autre principe figurant dans la charte :  « Je fais preuve de courtoisie en n’imposant pas systématiquement mes droits (notamment la priorité) au mépris du danger, en évitant appels de phares, coups de  klaxon… ». Une règle  d'autant  plus  pertinente  que  les études d'accident ont montré l'importance des collisions imputables aux rapports de force entre usagers de la route. Enfin,  la  charte  se  distingue  par  le  rôle qu'elle confère aux autres occupants d'un véhicule :  « En tant que passager, je boucle ma ceinture, je prends en charge le téléphone, j’aide le conducteur à naviguer, je me  tiens  à  sa  disposition  (en  particulier lors des manœuvres en marche arrière). Si je suis titulaire du permis correspondant, je peux  le  remplacer  en  cas  de  défaillance (fatigue,  problème  de  santé  ou  autre  incapacité à conduire). »
 

PRATIQUES COLLECTIVES  DE SÉCURITÉ

Il  y  a  cinq  ans,  tous  les  salariés,  sédentaires compris, ont suivi une session de formation  Conduire  juste, chez Beltoise Evolution. «  Nous  avons  appris  à réagir face à un obstacle et à observer autour de nous  pour  contrôler  la présence  d'autres  usagers  », évoque  Patrick Flahaut, responsable du bureau  d'études,  qui conduit un véhicule de l'entreprise,  de  type  citadine.  Cette  année,  STPEE  prévoit  une autre  formation  à  partir  de  l'observation des salariés en condition de travail ou de déplacement. Un formateur se rendra sur les chantiers pour observer les risques que prennent les salariés pour eux-mêmes mais également pour les autres. Cette notion de co-production de la sécurité est déjà intégrée  au  fonctionnement  de  l'entreprise.
Ainsi, lorsque les conducteurs de travaux planifient une semaine de travail, ils dres-sent la liste des moyens nécessaires pour éviter des trajets inutiles. Ensuite, ce n'est pas au conducteur de chaque véhicule qu'il revient de préparer le chargement mais à un magasinier qui lui attribue un box. Le jour dit, le conducteur n'a plus qu'à y charger le matériel préparé pour lui. Si, malgré tout, quelque chose manque, une fois sur le chantier, le magasinier doit en effectuer la livraison d’urgence pour épargner aux ouvriers le stress d'un trajet imprévu. 
Enfin, STPEE ne cesse jamais de chercher de nouveaux moyens d'aborder la sécurité. Ainsi, pour intervenir sur la voie publique,  les  salariés  doivent-ils  appliquer des protocoles prévoyant un balisage et une  signalisation.  Cependant,  dans  certaines configurations (chantier sur un giratoire ou dans un virage immédiatement après une intersection, par exemple), l'espace  disponible  est  souvent  insuffisant. STPEE a eu l'idée de placer ses techniciens en situation en créant un plateau de jeu avec  des  véhicules,  des  panneaux,  des barrières  et  des  personnages  de  type « Playmobil ». Autour d'une table, les participants doivent imaginer une organisation pour sécuriser le chantier puis positionner  les  éléments,  qui  sont  ensuite photographiés. Les photos sont analysées par groupes de trois ou quatre participants pour aboutir collectivement à la configuration  la  plus  sûre.  Comme  l'a  observé Stéphanie Julien« en faisant ces simulations,  les  participants  se  sont  rendus compte que ce n'était pas cohérent. » Chacun fait ici l'effort d'aller au-delà des règles connues pour proposer des solutions assurant sa sécurité et celle des autres. 
 
01/06/2016
 
 
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