Votre contact

Départements : 03, 15, 18, 19, 23, 36, 43, 63, 87

Président :
M. Jean-Noël LEBERT
Secrétaire Général :
M. Pierre FONDARD

Adresse :
23 avenue du Général de Gaulle
87000 LIMOGES

Coordonnées :
Tél. : 05 55 35 10 02
Fax : 05 55 35 10 12
lba@scopbtp.org

En bref

Le 01/02/2014 - 3 questions...à Jean-Noël Lebert

Président de la fédération régionale des Scop du BTP, Jean-Noël Lebert dirige la Scomil qui compte 14 salariés. Il est descendant de menuisiers depuis le XVIIème siècle !

Comment se portent les Scop du bâtiment ?

Le bâtiment ne va pas bien, on n’embauche pas depuis trois ans. Mais grâce aux réserves obligatoires, les Scop peuvent assumer des années de pertes. C’est le cas de mon entreprise, et cela n’a rien changé à notre fonctionnement et nos relations commerciales.

Les Scop changent-elles le climat au sein des entreprises ?

Les salariés de la Scomil doivent s’associer au bout d’un an. Je leur explique qu’ils rentrent dans la Scop pour toute leur carrière. Chacun participe aux résultats et aux obligations. Cette dimension humaine est passionnante, même si elle complique parfois les choses. On travaille avec bonheur, dans la joie et la bonne humeur.

Le mouvement des Scop grandit-il ou l’âge d’or est-il passé ?

Il est vrai que le mouvement des Scop était plus fort dans les années soixante-dix, particulièrement dans le BTP et l’imprimerie. Mais à cette époque, les Scop limousines historiques ne comptaient que 15 associés parmi leurs 170 salariés. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux Scop de cette dimension, mais elles comptent 150 associés. Les salariés veulent s’impliquer. « Le Limousin est le creuset des Scop. La culture ouvrière était très forte, autour de l’Union de Limoges, ancêtre du théâtre de l’Union », rappelle Jean-Noël Lebert, président de la fédération régionale des Scop du BTP Limousin-Berry-Auvergne.

« Les Scop se sont surtout développées après la seconde guerre mondiale. Il fallait reconstruire le pays et de nombreuses entreprises du bâtiment se sont montées en Scop, ce  qui explique que 70% des coopératives sont sur ce secteur, avec une forte présence des entreprises de second-œuvre. Depuis les années soixante-dix, beaucoup n’ont pas réchappé aux crises successives. Aujourd’hui, les salariés veulent reprendre en main leur activité et le statut connaît un regain d’intérêt », analyse Xavier Gasquet.

Depuis peu, le mot « ouvrier » a disparu de l’acronyme et on parle de sociétés coopératives et participatives. Cela traduit l’élargissement du statut aux autres secteurs de l’économie. Il se crée chaque année dans la région entre quatre et dix Scop comme l’entreprise Parveau MMI à Vignols le 1er août dernier (usinage et assemblage pour menuiseries). On trouve aussi des coopératives aux métiers innovants, comme Microlide à Limoges spécialisée dans le traçage de la chaîne du froid ou Kréon technologies (parc d’Ester technopole) qui réalise des scanners lasers.

Retour à la page de la Fédération Limousin Berry Auvergne
separateur


Accès rapide espace adhérent

Pour accéder à votre espace adhérent, cliquez sur le bouton ci-dessous :