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Le 08/07/2014 - Les travaux publics terrassés en Picardie

Les professionnels chiffrent à «plusieurs centaines» en Picardie et à 60 000 en France les emplois menacés dans le BTP si la commande publique ne repart pas très vite.

 

 

Ils ont le moral au fond des chaussures de sécurité. Et le font savoir. Partout en France, les professionnels des travaux publics tirent la sonnette d’alarme ces jours-ci : selon eux, 60 000 emplois sont menacés en France d’ici 2017 sur les 280 000 du secteur. Ce chiffre massue vient d’être brandi dans un communiqué national commun (plutôt inédit) des Fédérations FNTP et Scop BTP, mais aussi de plusieurs syndicats de salariés (CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC), adressé au gouvernement, aux préfets et aux élus locaux.

«  Si la situation n’évolue pas favorablement  », la Fédération nationale des travaux publics anticipe un recul de 4 % de l’activité de ses entreprises en 2014, après une année 2013 déjà en retrait (-3 %). Avec pour, conséquence une perte attendue de 12 000 emplois dès cette année. En Picardie, «  quelques centaines  » sur les 8 400 de la profession sont en jeu. Calcul fait hors intérim, «  déjà sinistré !  », prolonge la fédération régionale, qui représente 247 entreprises.

« Anxiogène pour les élus »

Le secteur dépend à plus de 70 % de la commande publique. Or, celle-ci se réduit comme peau de chagrin. Routes, réseaux, aménagement urbain, canalisations… «  Depuis janvier, les chefs d’entreprise ont épuisé le peu de carnet de commandes qu’ils avaient engrangé les mois passés  ». Sans réussir à se refaire une santé. La faute à la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales (12 milliards d’euros entre 2015 et 2017). «  On ne sait pas comment elle va se décliner. C’est anxiogène pour les élus. Déjà que l’Etat ne sait pas nous communiquer le montant avant le vote de nos budgets  », déplore Stéphane Haussoulier, le secrétaire général de la FFTP et par ailleurs maire de Saint-Valery-sur-Somme.
S’ajoute une période de début de mandat dans les communes, toujours atone. Parfois aggravée par des «  remises en cause de projets comme celui du tramway à Amiens  ». Un équipement de transport qui devait être d’ailleurs financé en partie par une Ecotaxe relancée par un « péage de transit poids lourds » trois fois moins lucratif. Dans la région, la Fédération attend aussi que le gouvernement se décide sur la Canal Seine Nord. Et que sorte le Contrat de plan État-Région (2014-2020), synonyme d’investissements. Bref, de quoi remettre du carburant dans le moteur. Car «  les gens attendent  ». Et les entreprises trinquent.
«  On voit des artisans qui commencent à mettre la clef sous la porte  », assure le responsable. Une préfiguration de ce qui attend les PME ? La récente mise en liquidation judiciaire de la société Hublin à Cuffies (Aisne), spécialisée dans le terrassement, avec une cinquantaine d’emplois à la clef, a ébranlé dans la profession. «  Des plans de chômage partiel sont prêts chez les majors  », annonce Stéphane Haussoulier, sachant que la météo hivernale assez favorable n’a pas permis d’écluser les journées de chômage pour intempéries.
L’urgence est là, estime en tout cas la profession, dont le seul poids suffit à emmener tout une économie au fond. «  Les freins de la France, c’est d’abord le secteur de la construction  », vient d’ailleurs de le confirmer l’INSEE dans sa dernière note de conjoncture. Où il est question aussi d’une stabilisation de la production au dernier trimestre. Pour ceux qui résisteront jusque-là.
 

Lire sur le site du courrier-picard.fr

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