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Le 16/03/2015 - Béthune : se découvrir l'un et l'autre... Un député et une SCOP ont tenté

 
La chambre de métiers a invité des acteurs du monde politique à partager le quotidien d’un chef d’entreprise artisanale, pour échanger sur leurs problématiques respectives. Hier, dans le Béthunois, le député Stéphane Saint-André s’est posé chez Fer Art, la plus ancienne société coopérative de production du Nord - Pas-de-Calais.
 
Le coup du chalumeau dans les mains du député, c'était la surprise du chef Pilat...Le métier ne s'apprend pas en trois minutes.
 
Un élu et un homme politique peuvent-ils vraiment inverser leurs rôles, pour mieux se comprendre ? Pendant la semaine nationale de l’artisanat, la chambre de métiers reproduit le concept de « Vis ma vie » (qui fut transposé à la télévision)... durant une demi-journée. Le député Stéphane Saint-André et Éric Pilat, PDG de Fer Art, ont joué le jeu hier : davantage un échange à bâtons rompus plutôt qu’une véritable immersion dans le quotidien de l’entreprise. Éric Pilat est un défenseur acharné du modèle de la société coopérative de production. Fer Art, qui produit aujourd’hui des escaliers, des garde-corps, des portails et des fenêtres, née en 1927, est devenue une coopérative en 1933. La SCOP, pour Éric Pilat, c’est une vision différente de l’activité économique, basée sur l’humain, la solidarité, le savoir-faire. « C’est compliqué, dans une société de court terme, où les gens ne voient que demain. Ici, on voit à long terme. On développe pour les années futures. C’est un combat très compliqué. Je ne dis pas que c’est une utopie. Ce n’est pas une entreprise classique. La répartition des valeurs n’est pas la même. C’est compliqué à faire comprendre. C’est un combat quotidien. » Pourquoi ce modèle n’est-il pas une évidence ? « C’est dans les mentalités. Pourtant moi, seul, sans les salariés, je ne suis rien », appuie M. Pilat.
 
Comme d’autres entreprises, la SCOP a connu des aléas : un gros trou d’air en 2013 (suivi d’un bon bilan en 2014), la difficulté de trouver des salariés... «Beaucoup de chef d’entreprise me disent qu’on ne trouve plus de salariés. En cette période... Il y a un vrai problème. Il est impératif de mettre à plat tout ce qui est organismes de formation en France. Les chefs d’entreprises, les élus, l’Éducation nationale doivent se mettre autour d’une table », souligne Stéphane Saint-André. « Ce que vous nous dites, d’autres ont dû se le dire », rétorque Éric Pilat. Conclusion du député : « On est dans un pays où c’est compliqué de réformer. »
 
Les deux hommes déplorent aussi un manque de solidarité dans les mondes économique et bancaire : « un écart, et on vous balaye. C’est contraire à l’esprti SCOP. Une année de pertes et bam ! Le gars qui n’a pas de trésorerie, on le tue. » SCOP ou pas, d’ailleurs.
 

Voir l'article sur le site la voixdunord.fr

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