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Le 09/04/2013 - Benoît Hamon chez MCA. « Les Scop, modèle d'avenir »

Alors qu'il prépare une loi-cadre sur l'économie sociale et solidaire, le ministre Benoît Hamon a pris la température de la Scop MCA, hier après-midi, à Plonévez-du-Faou. Il voit dans ce statut un levier pour contribuer à la « biodiversité économique » du pays.

Cinq usines en une journée. De Carhaix à Plougastel, en passant par Plonévez-du-Faou, c'est un programme marathon qu'avait concocté le député Richard Ferrand, à l'origine de la venue du ministre dans sa circonscription. À son arrivée devant les grilles de l'usine MCA, Benoît Hamon a été accueilli par une quarantaine de manifestants contre le mariage pour tous. Bousculé par l'un d'eux, le ministre a néanmoins réussi à garder son sourire et a même serré quelques louches avant de s'engouffrer dans l'usine. En l'absence du président, actuellement au soleil, il a été accueilli par deux salariés Françoise Baraër et Armand Moal. La visite des ateliers au pas de charge a permis au ministre de se familiariser avec l'activité d'une société coopérative et participative (Scop) spécialisée dans la charpente et l'ossature bois. 

« Salariés aussi capables que des élèves d'HEC » 

Créée en 1978 avec six salariés, elle compte aujourd'hui 46. « Un bel exemple de réussite qui démontre qu'une entreprise gérée par ses salariés peut être aussi performante qu'une société gérée par un brillant étudiant d'HEC », a salué le ministre. Alors qu'il prépare une loi-cadre sur l'économie sociale et solidaire « qui n'est pas encore figée », Benoît Hamon souhaitait, lors de ce déplacement finistérien, s'enrichir de témoignages de première main sur les entraves rencontrées par les salariés. Verdict ? Rien à redire sur le statut lui-même. « Le problème, aujourd'hui, c'est le marché, en récession avec la crise. Dans ce contexte, la retenue de garantie de 5 %, à laquelle nous n'étions pas soumis il y a quelques années, nous handicape fortement, notamment dans la conquête des marchés publics, qui représente 60 % de notre chiffre d'affaires ». 

« L'idée d'une Scop d'amorçage » 

Benoît Hamon a bien noté la remarque. Il a surtout insisté sur le potentiel des Scop, « qui pèsent aujourd'hui 40.000 emplois en France, et dont la durée de vie est plus longue que les entreprises classiques, car c'est un système prudent. C'est l'une des raisons pour lesquelles on ambitionne de doubler ce chiffre d'ici la fin du quinquennat », a-t-il affirmé. Comment ? Le ministre compte notamment sur la future banque d'investissement, « qui prévoit de flécher 500 millions d'euros de crédits dans l'économie sociale et solidaire ». Autre levier : la création d'un statut intermédiaire pour faciliter les transmissions. L'enjeu n'est pas mince. « Entre 50.000 et 200.000 emplois s'éteignent faute de repreneur, alors qu'ils pourraient continuer à exister en Scop », renseigne Benoît Hamon. « Nous voulons sécuriser leur démarche en leur permettant de réduire le risque financier personnel. L'idée est de créer une Scop d'amorçage où, sur une durée déterminée, les salariés pourraient être minoritaires en capital, mais majoritaires en vote ».

Voir l'article sur le site du Télégramme

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