Votre contact

Départements : 14, 22, 29, 35, 44, 49, 50, 53, 56, 61, 72, 85

Président :
M. Philippe CHOQUET

Secrétaire Général :
M. Xavier DUVAL

Adresse :
7 rue Armand Herpin Lacroix - CS 73902
35039 Rennes
Cedex

Coordonnées :
Tél. : 02 99 35 28 45
Fax : 02 99 35 05 15
ouest@scopbtp.org

En bref

Le 07/04/2015 - Aquaclim, une scop pour mieux grandir

Letelegramme.fr, le 07 avril 2015

Innovation, créations d'entreprise, investissements, rendez-vous... chaque jour, retrouvez notre regard optimiste sur l'actu éco bretonne. Les entreprises en redressement reprises sous forme de Scop par des salariés font souvent la Une de l'actualité. Ronan Olivin était lui à la tête d'une société florissante de plomberie dans le Morbihan. Et pourtant, il a décidé de la transformer en scop. Aujourd'hui, il est devenu associé au même titre que dix des 13 salariés d'Aquaclim. « En 2012, on s'est retrouvé face à une crise de croissance. On avait grandi trop vite. On se sent parfois seul face à certaines décisions quand on est chef d'entreprise et on n'est pas infaillible. J'ai voulu renouer avec l'esprit de compagnonnage », confie le plombier-chauffagiste de 35 ans.

En 2009, l'ancien ouvrier se met à son compte. Un an plus tard, il emploie déjà trois salariés et s'installe dans de vastes locaux situés derrière la zone commerciale du Bourgneuf. Aujourd'hui, Aquaclim service emploie treize personnes et intervient sur tout le Morbihan et le Sud-Finistère. « On a surfé sur la croissance verte et les économies d'énergie », analyse-t-il.  

Un apport de 3.000 € par salarié

Si l'enseigne n'a pas changé de nom, ni d'activité, « Aquaclim Service » a changé de statut juridique en devenant une Société coopérative et participative (Scop). Depuis décembre dernier, le créateur de l'entreprise de plomberie et de rénovation énergétique est devenu l'un des associés de la Scop, au même titre que les dix autres salariés. « Les deux derniers embauchés ont vocation à devenir associés. Ils ont deux ans pour le faire », précise-t il. Comme leurs collègues, ils devront apporter 3.000 €; la moitié en apport personnel et l'autre sous la forme d'un prêt à taux zéro. Au capital de 30.000 € s'ajoute une seconde levée de fonds : un emprunt de 55.000 €, souscrit au Crédit coopératif, au titre de la transmission du fonds.  

Vaincre les réticences

Même s'il reste à la manoeuvre sous sa casquette de gérant, Ronan Olivin n'est plus propriétaire de son entreprise. Il a simplement conservé la propriété des murs. Mais ce n'est pas un lot de consolation, accordé par des associés qui l'aurait contraint à transmettre l'entreprise aux salariés. C'est l'ancien patron qui a souhaité passer au mode coopératif. « En 2012, on s'est retrouvé face à une crise de croissance. On avait grandi trop vite. Une entreprise est lourde à porter sur de jeunes épaules, surtout lorsqu'on doit gagner de nouvelles parts de marché pour assurer sa pérennité. On se sent parfois seul face à certaines décisions quand on est chef d'entreprise et on n'est pas infaillible », confie le plombier-chauffagiste de formation. « Notre métier est basé sur la technicité des salariés. J'ai voulu renouer avec l'esprit de compagnonnage », ajoute-t-il. C'est notamment pour cette raison qu'il a décliné la Scop en « société coopérative ouvrière de production ». C'est surtout un moyen d'impliquer un peu plus les salariés en les associant aux prises de décision. Mais il a fallu les convaincre un à un et vaincre de nombreuses réticences. « La responsabilité financière était un frein pour certains. Pour d'autres, la Scop était le signe d'une entreprise en difficulté », témoigne le gérant qui a bénéficié du soutien et des conseils de l'union régionale des Scop de l'ouest pour négocier ce virage.  

« La solidarité s'impose à tous »

Le message est, semble-t-il, également passé auprès des clients, essentiellement des particuliers. « Ce statut nous ouvre des portes. Cela donne l'image d'une entreprise qui s'inscrit dans la durée et ne se contente pas de profiter d'un marché porteur avant de partir. Cela offre une assurance sur le suivi des installations », affirme le gérant. Depuis décembre, les relations n'ont guère changé au sein d'une société où le tutoiement était déjà de rigueur avec le patron. « Je suis passé du je au nous dans les décisions, précise celui qui est resté le principal décideur. Mais l'entreprise ne m'appartient plus. Si un associé s'en va, il récupère uniquement sa mise de départ ». Jason, salarié depuis quatre mois dans l'entreprise au moment du choix, a très vite adhéré au projet. « Le but est d'abord de pérenniser l'activité et nos emplois. On sait pour qui et pour quoi on bosse. La solidarité s'impose à tous ; les rivalités iraient à l'encontre de nos intérêts », témoigne-t-il. Hormis quelques décisions collégiales, notamment pour la rédaction d'un règlement intérieur, les nouveaux associés n'ont guère mesuré la différence. Ils l'apprécieront peut-être en début d'année prochaine si les résultats sont bénéficiaires. Ils se partageront une partie des dividendes. « La redistribution ne sera pas calculée sur le niveau des salaires mais sur le temps passé dans la société », rappelle le gérant qui garde la main sur la politique salariale.

Lire l'article sur letelegramme.fr

07/04/2015

Retour à la page de la Fédération Ouest
separateur


Accès rapide espace adhérent

Pour accéder à votre espace adhérent, cliquez sur le bouton ci-dessous :