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Le 12/12/2013 - La tentation des salariés étrangers

Philippe Choquet dirige à Cholet une entreprise de menuiserie industrielle de 165 salariés organisée en Scop. Son constat est sans appel. Tout pèse plus lourd sur l’étagère des charges sociales, des normes…

La Tessoualle, Comec, hier. Philippe Choquet (à gauche) garde un solide optimisme en dépit de la multiplication des mauvaises nouvelles et de la concurrence des salariés à bas coût venus d'autres pays européens.

 

Plus qu'un ras-le-bol fiscal, Philippe Choquet exprime un malaise général où pointent surtout des interrogations : "Le Gouvernement veut-il la disparition des entreprises?". Dirigeant de la Comec, une société choletaise de 165 salariés spécialisée dans la menuiserie industrielle et gérée sous forme de société coopérative et participative (Scop), Philippe Choquet a fait ses comptes. S'ils sont encore corrects au niveau de l'activité de la Comec, il voit le poids des charges peser de plus en plus lourd dans la balance. "L'impôt sur les sociétés a augmenté, la TVA sur les travaux liés au logement est passée de 5.5% à 7% et devrait atteindre 10%. L'écotaxe qui n'a pas été mise en place a tout de même coûté de l'argent aux entreprises qui ont anticipé la mesure". Le dirigeant d’entreprise égrène ainsi les contraintes liées à son activité mais aussi à celles de ses collègues : l’imposition de la complémentaire maladie, les normes parfois si ubuesques qu’elles sont tout bonnement inapplicables. « Réaliser des logements accessibles aux handicapés avec des systèmes de portes coupe-feu efficaces est quasiment impossible ». Sans oublier les salariés qui ont payé « la suppression des heures supplémentaires et l’augmentation de la CSG et de la CRDS ». Philippe Choquet évoque au passage les délais de paiement et constate que le manque de soutien des banques et des assureurs crédit conduit à faire reposer sur les fournisseurs des délais plus longs pour garder de l’argent dans l’entreprise. « Sans quoi, Il y en a pas mal qui tomberaient, car les entreprises ne dégagent plus de résultat ». Quant à la loi Duflot, elle rime avec flop. « Des choses sont mises en place, mais on ne sait comment les appliquer. Résultat, la construction des logements est en retrait de 16% dans le Maine-et-Loire en un an. C’est pire encore pour la vente de logements neufs ».

Dans ce contexte, il voit pointer le bout du nez des travailleurs à bas coût venus d’ailleurs. Le phénomène est encore marginal mais des chantiers sont tout de même assurés par des travailleurs de l’est. « Un salarié du BTP coûte en France 12 à 13 euros, une somme à laquelle il faut ajouter 70% de charges. Ce qui fait 20.50 euros. Un travailleur européen se vend sur le marché français entre 10 et 15 euros. Les charges ne sont pas celles de la France et forcément, elles sont moins élevées. Il y a des collègues qui réfléchissent à faire appel à eux, d’autant que nous sommes démarchés tous les jours par des sociétés spécialisées. Que faire ? ».

Même s’il estime que « 2014 sera pire que 2013 », Philippe Choquet reste d’un solide optimisme. « Nous sommes dans le Choletais et ici, on a toujours su rebondir et innover. Il y a ici une vraie volonté de travailler et de construire collectivement ».

 

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