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Le 03/12/2014 - Charente Idier Bois sauvée par ses salariés

Ils sont à la fois employés et patrons et prennent leur poste chaque matin avec la volonté de gagner leur pari. Photo Phil Messelet

En Charente, les cinq salariés de Charente Idier Bois (spécialisée dans la menuiserie et la charpente en bois), plus l’apprenti, ont suivi un parcours rare. Leur entreprise de Claix, créée en 1976 par Joël Idier, reprise en 2008 par son fils Sylvain, a été liquidée en juin 2013.

Elle battait de l’aile depuis plusieurs mois et plutôt que de se résoudre au chômage, les salariés ont décidé de reprendre l’entreprise, avec le soutien de la chambre de commerce et des élus, en particulier du conseil régional.

Ils ont créé une Scop (société coopérative et participative).  Ils sont tous coassociés dans l’entreprise. Ils y ont investi leurs indemnités de licenciement (plus de 2.000€ chacun). Mais ils sont devenus leur propre patron et responsables directs de la bonne marche et de l’avenir de leur société spécialisée dans la menuiserie bois et l’installation de charpente et couverture.

Quinze mois plus tard, l’entreprise est toujours debout avec des carnets de commande pas trop mal garnis, malgré une conjoncture difficile et tous vont au boulot avec une envie nouvelle.

« La Scop c’est une formule d’avenir », s’enthousiasme Céline Lafont, la gérante de l’entreprise, désignée comme telle par ses associés. « On s’aperçoit que l’on a tous envie de réussir ensemble et on est bien dans notre travail » assure-t-elle.

« On ne compte pas toujours nos heures, mais on sait où l’on va et pourquoi » explique Raphaël Bardan, recruté en 2001. « Alors que dans les derniers mois avant la liquidation, on ne rechignait pas à la tâche mais on sentait bien que cela ne suivait pas derrière et ça, c’est assez dur, parce que l’on se sent impuissant » ajoute-t-il.

C’est un autre état d’esprit qui règne dans l’atelier et sur les chantiers.

Exemple, récemment ils se sont relayés au salon de l’habitat d’Angoulême. C’était en week-end et ils étaient là comme responsables sans décompte d’heures supplémentaires. Pas de pointeuse chez eux mais des responsabilités en plus.

Les techniciens réalisent eux-mêmes leurs devis. « On peut être amené à conduire un chantier de A à Z depuis le devis, les discussions avec le client jusqu’à la réalisation » expliquent-ils. « On a dû se former sur le tas. Mais on s’est aperçu que la démarche plaisait au client. On a un autre rapport avec lui » ajoute Philippe Landry.

Surtout qu’eux savent de quoi ils parlent, connaissent le nombre d’heures et ne se trompent pas sur les cotes, parce qu’en amont, il faut commander les matériaux en conséquence.

Ils n’hésitent pas non plus sur les chantiers à distribuer des flyers chez les voisins de leurs clients. « On a décroché deux marchés comme cela » remarquent-ils.

Depuis la création de la Scop, ils ont découvert qu’existent des réseaux coopérateurs. Leur principal fournisseur en bois est également une Scop de Charente-Maritime dans laquelle ils sont adhérents.

En revanche, s’ils ne comptent pas leurs heures, le salaire lui tombe chaque mois. « Même si cela va moins bien, on est contraint de nous verser nos salaires » explique Céline Lafont. Les cinq associés ont le même salaire, sensiblement le même qu’autrefois et le chiffre d’affaires est supérieur à 500.000€. Ils ont presque retrouvé le niveau d’avant la liquidation.

Lire l'article sur le site de charentelibre.fr

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