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Le 23/01/2018 - La Scotpa recrute malin


Opération séduction hier dans les locaux de la Scotpa, zone des Savis à Gond-Pontouvre. Alban Blévin, le PDG de l’entreprise de travaux publics qui emploie 135 personnes et affiche 20 millions de chiffre d’affaires, a des postes à offrir et se donne les moyens de les pourvoir. Depuis le mois de septembre, il travaille avec Pôle Emploi, Charente Intérim et le centre de formation Aftral (Apprendre et se former en transport et logistique) pour mettre sur pied un recrutement intelligent et efficace. Difficile en effet de recruter dans son secteur d’activités.

Ce lundi, ils sont une femme et 58 hommes (35 le matin, et 24 l’après-midi) à écouter religieusement la présentation de la Scotpa et la description des cinq ou six postes à pourvoir: pour former une deuxième équipe pour sa section «enrobé», l’entreprise recherche des chauffeurs de cylindre, des tireurs de raclette et des régleurs / finisseurs. «C’est un métier physique et assez dur. Il y a aussi des horaires variables et ce n’est pas facile de la concilier avec une vie de famille. On a aussi une grosse amplitude horaire, notamment l’été où on peut commencer très tôt et finir très tard. Avec l’enrobé à 16O°C et des températures estivales caniculaires comme l’an dernier, ça peut être pénible», prévient Alban Blévin qui ne cache rien aux candidats. Ni les difficiles conditions de travail, ni les bons côtés.

A la Scotpa, les salariés du service «enrobé» mangent au restaurant tous les jours et gagnent en début de carrière entre 1700 et 2 000€ brut. Auxquels s’ajoutent une prime d’enrobé et une prime de fin d’année en fonction des résultats de l’entreprise. «Comme nous somme une SCOP (société coopérative et participative), on redistribue une partie des bénéfices à tous les employés. Avec le même montant versé au manœuvre ou au PDG. Ces dernières années, chacun a touché environ 2 OOO€.»

 

Motivation et habileté comme critères de sélection

Pour travailler à la Scotpa, pas besoin de diplômes ou d’expériences précis. L’entreprise cherche avant tout des personnes motivées et possédant certaines «habiletés» comme l’explique Nathalie Del Mastro, conseillère en «Méthode de recrutement par simulation» (MRS) à Pôle Emploi. «Le recrutement sur CV est devenu obsolète. Pôle Emploi développe une approche par compétence, motivations, personnalités», assure Séverine Gallot, responsable MRS et Entreprise. En s’appuyant sur les besoins de l’entreprise et l’expérience des salariés actuels, Pôle Emploi a donc mis en place des exercices pour tester les candidats autour de trois compétences qui collent aux postes à pourvoir: se représenter un objet dans l’espace, respecter des normes et des consignes et le travail d’équipe. «Ces tests vont permettre de repérer certaines qualités. On a fait les tests en interne pour établir un seuil», raconte Rudy Chabanais, chef d’équipe à la Scotpa. «Son équipe s’est vraiment beaucoup impliquée. Certains veulent même participer au recrutement», sourit Alban Blévin.

Les meilleurs aux tests suivront ensuite une formation, pratique et théorique, de 70 heures en dix jours à l’Aftral, à compter de la mi-février. Dans la foulée, et si tout va bien, ils signeront un «contrat de travail temporaire pour six mois. Pour voir si le travail leur plaît et pour que l’entreprise voie s’ils font l’affaire», précise Nathalie Gauvin de Charente Intérim. Alban Blévin rassure: «On a la volonté de sédentariser ces emplois, pas que vous restiez en intérim.» Après une heure de réunion, plusieurs candidats préfèrent s’arrêter là et partent. Parce que le boulot n’est pas compatible avec leur vie personnelle. Parce qu’ils s’estiment trop âgés ou pas assez solides physiquement. «J’ai été opéré d’une hernie discale. Dommage, le PDG était très convaincant», regrette José Gomes, 46 ans.

41 candidats ont pris rendez-vous pour les tests. Parmi eux, Alban Blévin espère tenir ses futurs salariés, compétents et motivés. 

23/01/2018

 

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