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Le 14/04/2018 - Toitures montiliennes : renaissance et atouts porteurs

Les Toitures montiliennes, entreprise basée à Montélimar (26), est spécialisée dans les projets de charpente et de construction bois sur-mesure. S'appuyant notamment sur un savoir-faire reconnu et un bureau d'études performant, et bénéficiant d'une conjoncture pour l'heure des plus favorables, elle ne manque pas d'idées pour poursuivre voire accroître son développement.

Les Toitures montiliennes, dont la naissance remonte à 1982, est à l'origine une entreprise familiale dirigée par trois frères, et spécialisée dans le secteur de la charpente traditionnelle. Après le décès de l'un des trois fondateurs, l'affaire continue d'être menée conjointement, mais des divergences apparaissent au sein du binôme. A cela s'ajoutent les répercussions de la crise économique de la fin des années 2000, et l'entreprise finit par conséquent par être placée en redressement judiciaire, avant d'être reprise par son actuel gérant, Pierre Defosse, en 2015. Ce diplômé de l'Ecole supérieure du bois, originaire de Normandie, et venu à la rencontre du soleil aux portes de la Provence, avait intégré l'entreprise en 2013 en tant que chargé d’affaires. Et c'est en partenariat avec huit autres salariés qu'il décide de relancer Les Toitures Montiliennes, en fondant une SCOP "La satisfaction de nos clients, l'épanouissement de nos salariés ainsi que le respect de l'environnement dans lequel nous évoluons constituent pour nous autant de priorités", résume-t-il.
Les Toitures Montiliennes perpétuent leur savoir-faire d'origine à travers les métiers de la charpente, de la couverture et de la construction bois. "Si le métier de charpentier est à l'origine de la création de l'entreprise, nous avons su nous adapter aux évolutions constructives et répondre aux attentes régionales pour devenir un acteur incontournable delà charpente, et rayonnons sur le quart Sud-Est", déclare Pierre Defosse. L'entreprise réside encore sur le site qui Ta vue naître, et possède des ateliers de 2.000 m2, parmi lesquels on rencontre un certain nombre de machines traditionnelles à l'instar d'une raboteuse 4 faces, une scie à format, ou encore une grosse raboteuse pour la charpente. Elle possède aussi, pour assurer la pose sur chantiers, cinq grues GMR de 22 à 36 mètres avec plusieurs types de nacelles : "Un parc matériel important et une équipe de Compagnons expérimentés nous assurent une complète autonomie sur les chantiers", ajoute Pierre Defosse, qui estime que son entreprise réalise une centaine de chantiers par an, très divers, "allant du simple velux au chantier d'un million et demi d'euros". Un bureau d'études est intégré à l'entreprise depuis les années 90. Il emploie à l'heure actuelle un ingénieur arts et métiers et deux dessinateurs : "C'est un peu notre marque de fabrique", remarque Pierre Defosse. “Nous réalisons l’ensemble de nos plans, grâce aux logiciels Cadworkpourle dessin et Accor-bat pour la partie calcul, et sommes en mesure de concevoir et de dessiner tout type de charpentes bois, simples ou complexes".
 
Synergie interne et collaborations régulières
L'entreprise, qui a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires d'un montant de 3,7 millions d'euros, emploie à l'heure actuelle 28 personnes, dont deux conducteurs de travaux, trois personnes au bureau d'études et deux personnes affectées à la production, cinq équipes de charpentiers plus une équipe de zingueurs : "Le dialogue, c'est l’essence même d’une SCOP, souligne Pierre Defosse : "Il est important que le navire ait un capitaine, mais nous essayons de faire en sorte que les gens se sentent bien dans leur travail. C’est pourquoi nous organisons régulièrement des entretiens individuels, ainsi qu’une réunion mensuelle regroupant l’ensemble des salariés. Le dialogue, au sein de l'entreprise, c’est l'initiative personnelle au service du collectif".
L'entreprise emploie cinq apprentis, dans le cadre de formations allant du CAP charpente au BTS systèmes constructifs bois et habitat. Pierre Defosse, à ce sujet, insiste sur la nécessité que constitue la formation des jeunes, en vue d'une relève nécessaire, enjeu qui hélas ne va pas de soi dans le contexte actuel : “Il est aujourd'hui compliqué de recruter un charpentier expérimenté. Cela résulte du fait que l’on sort de dix ans de crises, et surtout de la directive portant sur les travailleurs détachés. Former un apprenti représente un investissement non négligeable pour une entreprise. Or, lorsque celle-ci voit ses marges fondre, elle a naturellement tendance à parer au plus pressé, et à faire appel à des travailleurs détachés. Durant dix ans, nous n'avons pas suffisamment formé en France, et il manque aujourd'hui une génération de Compagnons, dans la tranche d'âge des 35-40 ans. Il faudrait à mon avis que les entreprises soient exonérées de frais d'apprentissage : c'est alors qu'elles pourraient à nouveau se remettre à former suffisamment".
Les Toitures Montiliennes sous-traitent les opérations d'ampleur, "à partir de chantiers d'une superficie supérieure à 300 m2. Nous travaillons avec un réseau de sous-traitants réguliers. Comme nous réalisons nous-mêmes nos plans, il est en effet important d'œuvrer en concertation avec des gens connaissant nos habitudes. De même, notre volonté est de continuer de renforcer un réseau déjà existant de maîtres d'ouvrage et maîtres d'œuvre, en misant en particulier sur le respect des délais, et l'accompagnement du client", explique Pierre Defosse. L'entreprise porte aussi une attention particulière à ses approvisionnements : "Nous avons entamé une démarche de certification PEFC Bois des Alpes, et travaillons exclusivement avec des scieurs et des lamellistes français. En termes d'essences nous employons essentiellement du sapin épicéa et du douglas. Le douglas hors aubier s'impose, en particulier, dans le cas des chais que nous réalisons régulièrement, sachant que nous nous situons dans une des principales régions viticoles de France", souligne le gérant.
 
Diversifier l'activité et croître
L'activité des Toitures montiliennes se répartit à l'heure actuelle entre la charpente bois (traditionnelle, lamellé-collé, ou encore CLT), la couverture de tout type, la vêture (bardage bois, composite, et isolation thermique par l'extérieur) et la construction bois. En ce qui concerne cette activité, aujourd'hui prépondérante, l’entreprise œuvre aussi bien en ossature panneaux qu’en poteaux-poutres ou qu’en panneaux massifs de type CLT. En plus des chais, Le constructeur travaille aussi beaucoup dans le domaine de l'hôtellerie, y compris de l'hôtellerie de luxe (avec par exemple à son actif le Château Lacoste, situé à Aix-en-Provence), ces commandes en provenance du secteur privé représentant environ 40% de son activité totale. Les marchés publics demeurent encore majoritaires, avec environ 50%, les 10% restant correspondant à des réalisations à destination de particuliers. "Il demeure important pour nous de diversifier notre activité", souligne Pierre Defosse, “car les  marchés publics constituent un débouché présentant trop d'incertitudes sur le long terme. Le marché du tourisme, en l'occurrence, revêt une importance croissante, car il est en pleine mutation à l'heure actuelle". Les Toitures montiliennes, à l'instar de l'ensemble du secteur de la construction bois, bénéficient actuellement d'un net regain d’activité, dont on ne peut qu'espérer qu'il perdurera le plus longtemps possible : "ll nous arrive même de refuser des chantiers!" s'exclame à ce propos Pierre Defosse. Les perspectives de développement sont donc plus que jamais tangibles pour cette PME ayant renoué avec une activité florissante, et qui projette d'investir prochainement dans un atelier plus moderne : "J'envisage un bâtiment d'environ 1.000 m2, avec une organisation de la production en longueur permettant d'optimiser la gestions des flux", explique Pierre Defosse. “Nos ateliers actuels obéissent à une logique de gestion circulaire, qui n'est plus adaptée dès lors que l'on a affaire à des portées d'une longueur de 13 mètres, par exemple, impliquant un atelier avec une organisation en L. Jusqu'à présent nous louons un autre bâtiment incluant un pont roulant : la priorité sera donc d'investir dans ce type de matériel, et plus globalement dans un bâtiment en adéquation avec les marchés sur lesquels nous sommes présents", résume Pierre Defosse.
 
 
14/04/2018
 
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