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En bref

Le 04/11/2019 - PRÉVENTION ET PERFORMANCE, ALLIÉES DU BTP

 
L'Inspection du Travail a rendu le 19 septembre dernier, son rapport sur les accidents de travail dans le bâtiment et les travaux publics, entre janvier et juin 2019. Les chutes de hauteur ont causé la mort de 28 personnes, au premier trimestre. Ce sont au total 182 accidents du travail mortels qui ont été enregistrés par les services de l'Inspection du travail. La prévention des risques professionnels constitue donc un enjeu dans le secteur pour éviter que ne survienne le pire. Zoom sur les actions entreprises en termes de prévention au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Dossier réalisé par Noémie Coquet
 
 
« LA PRÉVENTION NE DOIT PAS ÊTRE SUBIE » 
 
L'antenne Auvergne-Rhône-Alpes de l'OPPBTP (Organisme de prévention du bâtiment et des travaux publics) est l'un des acteurs de la démarche Santé et Performance BTP et œuvre depuis plus de 70 ans à la prévention des risques professionnels. Rencontre avec Catherine Devidal, directrice de l'OPPBTP Aura.
 
Catherine Devidal
 
Par quel type de risques est concerné le secteur du BTP ?
 
Outillage dangereux, chutes de hauteur et même de plain-pied, pression des délais... Nous pouvons identifier trois types de risques : physiques, psychologiques et chimiques. Le risque routier est aussi un enjeu : les accidents de la route sont beaucoup plus nombreux que les chutes de hauteur.
 
Quelles sont les actions de sensibilisation menées auprès des TPE et PME ?
 
Il y a aujourd'hui beaucoup d'actions engagées pour les petites entreprises afin de promouvoir la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Chaque année, les 332 collaborateurs accompagnent les 220 000 entreprises dans notre giron avec des actions de conseil, de formation et d'information. Nous souhaitons donner envie aux entreprises de passer à l'action et ceci grâce à des outils très simples telle que la plateforme www.prevention.btp où une foire aux questions est disponible, une assistance en ligne ainsi que des experts en prévention intervenant en direct avec des solutions pratiques. Et notamment Préval qui est un outil de sensibilisation des risques pratiques.
 
Est-ce dans l'ADN de l'OPPBTP que de s'impliquer dans la prévention ?
 
Sensibiliser les TPE et PME est un des axes stratégiques de notre plan quinquennal Horizon 2020. Dans ce cadre, nous avons développé MonDocunique Prem's, une offre de prévention innovante et digitale, spécifiquement dédiée aux TPE et entreprises artisanales. Il s'agit d'un outil numérique qui leur permet de faire leurs premiers pas en prévention, en trois étapes simples : leur document unique, leur plan d'action et le suivi des progrès en continu. L'objectif est de faciliter l'accès des entreprises à la prévention en leur donnant un message positif de performance et l'évaluation des risques comme première étape. La prévention ce n'est pas un coût, c'est un investissement. Notre enjeu est de démontrer que la prévention ne doit pas être subie.
 
100 € INVESTIS = 234 € DE GAIN
 
Est-ce encore difficile de faire passer le message ? Ce n'est pas rentré dans la culture BTP ?
 
C'est une approche qui reste novatrice. Mais derrière, on va améliorer la performance globale de l'entreprise. Tout l'enjeu de l'OPPBTP, est de susciter l'envie chez les professionnels du BTP de faire de la prévention non par conformité réglementaire mais par conviction.
La prévention influe-t-elle sur la productivité de l'entreprise ?
L'OPPBTP a réalisé une étude micro-économique, publiée en 2017, pour rechercher l'existence du lien entre prévention et performance. L'étude a démontré que dans la grande majorité des 101 cas étudiés, il y a un impact économique effectif de l'action de prévention réalisée. Pour 100 € engagés dans une action de prévention, les gains économiques pour l'entreprise sont de 234 €.
L'action de prévention permet-elle une meilleure attractivité et image des entreprises auprès des potentiels salariés ?
Oui, c'est une façon de se démarquer de la concurrence et d'attirer des jeunes. Avant tout, un chef d'entreprise qui investit dans la prévention participe au bien-être des salariés. Je suis convaincue qu'un salarié heureux dans l'entreprise participe à améliorer la performance et vice-versa. C'est une démarche vertueuse et un enjeu fort pour nous à développer. Les services de santé de l'OPPBTP ont également un rôle important d'accompagnement dans le maintien de l'emploi.
 
Zoom sur l'OPPBTP
 
• 200 000 entreprises en France dans son giron.
• 15 900 actions engagées d'accompagnement, de diagnostics et de conseil auprès de 8 800 entreprises.
• 18 000 professionnels du BTP formés via 67 stages adaptés aux entreprises répertoriées.
• 50 ouvrages, 70 vidéos pédagogiques pour aiguiser son regard en prévention et des campagnes nationales de sensibilisation (amiante, troubles musculo-squelettiques, 100 minutes pour la vie, etc. 
 
 
ORGANISATION, PRÉVENTION ET SANTÉ JOUENT LA CARTE
DE LA PERFORMANCE 
 
Acté par une convention en juillet 2018 signée par la Carsat Rhône-Alpes, Scop-BTP, la Direccte et l'OPPBTP, le programme Santé et performance BTP réunit 13 entreprises du secteur autour de cet enjeu. Il fera l'objet d'un colloque de restitution le 19 juin 2020 au siège de la Fédération départementale du BTP Rhône et Métropole à Villeurbanne.
 
Le programme fera l'objet d'un colloque en 2020
 
La démarche Santé et Performance BTP trouve sa genèse dans le programme régional Elence, mené de 2016 à 2018 auprès des entreprises des secteurs de l'industrie, du tertiaire et des majors du BTP. 13 TPE et PME du BTP sont intégrées au programme Santé et Performance depuis juillet 2018. Toutes sont accompagnées par des consultants externes des cabinets Imma, B2D Conseil et Enjeu Lean, de l'Organisme de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) et de la mutuelle Pro-BTP. « Les entreprises du BTP se posaient des questions sur l'excellence opérationnelle, la lead construction, la qualité de vie au travail, déroule Christine Chapus, préventrice à la Carsat Rhône-Alpes. Tout ceci émergeait, on a validé au cours de réunions, ce projet pour donner la chance aux TPE et PME de s'emparer de la question. »
 
UN CHANGEMENT DE PARADIGME
 
L'origine de la démarche trouve sa source autour de trois axes stratégiques d'intervention, dont le premier est l'approche pure des risques professionnels. Stratégie d'intervention historique de la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de santé au travail) Rhône-Alpes qui coordonne le programme avec la fédération départementale Scop-BTP. Le second axe réside dans la stratégie d'organisation interne en prévention de l'entreprise et enfin, le troisième axe concerne la performance globale de l'entreprise. « On s'autorise à parler de performance de l'entreprise même si au départ il n'était pas légitime pour un préventeur de parler de performance ni de questionner l'organisation globale de l'entreprise, souligne Claude Vadeboin, psychologue du travail à la Carsat Rhône-Alpes. J'insiste mais c'est vraiment une question de stratégie d'intervention d'ancrer la question de la prévention de manière pérenne dans l'entreprise. Ce qu'on emmène avec cette expérimentation, c'est de poser comme postulat que les questions de la santé ne peuvent pas être décloisonnées des questions de la performance. Les questions d'organisation sont souvent à l'origine de la dégradation de la santé ».
Identifier les irritants, leurs causes et leurs conséquences pour comprendre pourquoi l'entreprise rencontre des grains dans les rouages de son organisation, tel est l'enjeu des diagnostics posés par le programme Santé et performance BTP. « Ce que l'on constate, ajoute C. Vadeboin, c'est que si les salariés voient leur santé se dégrader, c'est parce qu'ils n'arrivent pas à faire le travail. De manière assez claire, on peut voir que ça peut dégrader la performance. C'est tout ce changement de paradigme qu'on propose aux entreprises ».
Si chaque entreprise revêt ses propres problématiques, les journées de travail collectives, organisées tous les trois mois, ont permis de faire émerger quelques lieux communs. Livraisons tardives du matériel, manque d'anticipation dans la préparation des chantiers, manque de communication entre le chef de chantier et le conducteur de travaux... « En somme, il faut identifier pourquoi les conducteurs de travaux sont débordés et travaillent toujours dans l'urgence, résument Christine Chapus et Claude Vadeboin. C'est cette incapacité de temps qui fait que l'entreprise n'est pas dans l'amélioration et qui provoque la dégradation des conditions de travail. »
Les diagnostics pour chacune des 13 entreprises participantes ont été posés. L'objet suivant de la démarche sera de fixer un plan d'actions collectif en interne puis sa mise en application en interne d'ici fin 2019, début 2020.
Le programme Santé et performance BTP fera l'objet d'un colloque le 19 juin 2020, au sein de la Fédération départementale Rhône et Métropole à Villeurbanne. L'enjeu sera pour la Carsat Rhône-Alpes de faire émerger des indicateurs de performance globale et sociale pour en faire un cahier des charges applicable à d'autres secteurs d'emploi.
 
Le programme Santé et performance BTP est financé à hauteur de 107 500 € par l'État via la Direccte (20 000 €), la Carsat Rhône-Alpes (35 000 €) et l'organisateur collecteur-paritaire agréé Constructys (52 500 €).
Le 11e baromètre de l'absentéisme Aymonh-AG2R La Mondiale*, publié le 3 septembre, fait état d'une augmentation en 2018 par rapport à 2017 de l'absentéisme au travail. Soit une hausse de 10 % des absences de longue durée (de plus de 90 jours). En moyenne 18,6 jours d'absence par an et par salarié en France ont été enregistrés en 2018 contre 17, 2 jours en 2017. Le secteur de la santé est celui le plus touché.
*Etude réalisée en mai 2019 sur 46 615 entreprises du secteur privé employant 2 212 165 salariés sur tous les arrêts maladie et accidents du travail/maladies professionnelles dès le 1er jour d'arrêt. 
 
LES ÉTABLISSEMENTS BLANCHET DRESSENT UN BILAN POSITIF
 
L'entreprise les métalleries du Forez - établissements Blanchet à Montbrison a intégré en décembre 2018 le programme Santé et performance BTP initié par la Carsat Rhône-Alpes, la Direccte, l'OPPBTP et la Fédération Rhône-Alpes Scop-BTP.
 
L'entreprise Blanchet compte 135 salariés
 
« Pour nous, c'est un peu nouveau et innovant mais le fait d'avoir une vue extérieure est bénéfique, cela permet de voir les choses autrement, les gens sont à l'écoute », explique Patrice Vercherand, responsable des services généraux des établissements Blanchet. L'implication dans le programme Santé et performance BTP a permis de dénouer pour l'entreprise de 135 salariés, les difficultés de communication entre les différents services (bureau d'études, service achat, service production et pose), mobilisés sur les chantiers. « Aujourd'hui, nous avons réussi à synchroniser et à mettre du liant dans toutes ces étapes, ajoute P. Vercherand. Cela a permis de libérer du temps et du calme pour les conducteurs de travaux qui automatiquement peuvent se consacrer plus à leurs projets et passer moins de temps à courir sur la route notamment ».
 
« IL Y A BEAUCOUP PLUS DE FLUIDITÉ »
 
Une réunion hebdomadaire et un planning commun à tous ces services, supervisés par Jacques Blanchet, directeur général, ont été institués dans l'entreprise. Cela permet à la dizaine de conducteurs de travaux de la société de mieux identifier les interlocuteurs avec qui interagir. S'il est en cours d'ajustement jusqu'à fin 2019, ce planning permet à chacun de savoir où il en est dans les étapes en amont et en aval du chantier. Le directeur est mis en lien avec le conducteur de travaux lui même en lien avec les responsables de chaque service impliqué. P. Vercherand observe la diminution des points bloquants avec cette nouvelle organisation. Et, « la petite cerise sur le gâteau, c'est que tous les smileys sont au vert, il y a beaucoup plus de fluidité ».
Chantier par chantier, article par article, les différentes étapes sont désormais passées au peigne fin. A l'issue de cette expérimentation, l'entreprise qui devrait atteindre en 2019, 27 M€ de chiffre d'affaires, réfléchit à étendre cette méthode d'organisation à tous les services. Soucieuse du confort des équipes, elle investira prochainement dans une flotte de véhicules de fonction à boîte automatique, munis de sièges ergonomiques. « Leur voiture est leur deuxième bureau, il faut vraiment faire en sorte que la conduite soit agréable, appuie le responsable des services généraux. Si on a un bon outil, on peut bien travailler ce qui contribue à la performance ».
Les établissements Blanchet interviennent en majeure partie dans la région Rhône-Alpes puis dans le reste du territoire national. L'implication dans la santé et le bien-être des salariés a aussi pour but, « de réaliser nos ouvrages dans les délais impartis pour satisfaire nos clients ».
 
SANTÉ ET PERFORMANCE POUR « GARANTIR LA SÉCURITÉ
COLLECTIVE DE TOUS » 
 
L'entreprise de gros œuvre Peix, basée à Corbas, expérimente les solutions initiées dans le programme Santé et performance BTP et vise une application effective, fin 2019.
 
L'entreprise Peix emploie 60 salariés dont 45 sur les chantiers
 
Chutes de hauteur, stress des conducteurs de travaux et temps passé sur la route. Ces trois facteurs s'ils ne sont pas exhaustifs, constituent des risques professionnels dans cette PME familiale, spécialisée en gros œuvre, rénovations et constructions neuves. L'une des traductions de cette attention portée à la santé des 60 salariés (dont 45 dévolus aux chantiers), s'exprime par le rayonnement géographique de l'entreprise. Son périmètre est circonscrit à 50 km autour de Corbas : Villefranche-sur-Saône et Bourgoin-Jallieu, étant le maximum des zones d'intervention.
« La santé et la performance, sont un sujet sur lequel j'ai toujours été très sensible », relate Eric Payen, directeur du site depuis cinq ans. Dès sa prise de direction, le responsable a tenu avec le CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et l'ensemble des salariés à définir les équipements de protection individuelle dont ils avaient besoin. « Nous n'avons pas pris les équipements les moins chers, ni les plus chers, explique E. Payen, mais ceux qui ne se déchiraient pas tout le temps à l'entrejambe par exemple, des tenues solides et pratiques. » Cette initiative a fait office de déclic pour les salariés et la direction qui a continué dans sa lancée. « S'il manque un maçon sur un chantier, c'est grave, on ne peut pas avancer, appuie E. Peix, convaincu que santé et performance riment avec productivité. Tout le monde est important ».
 
17 M € DE CHIFFRE D'AFFAIRES EN 2019
 
Petit à petit, l'entreprise Peix qui prévoit un chiffre d'affaires de 17 M€ pour l'exercice 2019, s'est investie dans la santé des salariés. Tout d'abord en 2015 avec le programme Elence, coordonnée par Thésame Tech et Innovation, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Direccte et la Carsat Rhône-Alpes. Puis, par extension de ce programme, en juillet 2018, dans la démarche Santé et Performance, spécifique au BTP où 10 entreprises du secteur, dans le giron de l'OPPBTP et de Scop-BTP Aura, sont engagées. « Travailler sur la sécurité dans les chantiers, m'a permis de prendre du recul et de me rendre compte que nous avions les mêmes problématiques », poursuit le dirigeant de Peix qui se réunit tous les trois mois avec les acteurs du programme.
L'une des premières priorités a été de réfléchir en interne à gommer le stress des conducteurs de travaux, fortement impactés au vu des responsabilités de leur mission. Renforcer les équipes sur les chantiers de façon méthodique en fonction du calendrier, régler un certain nombre de petites tâches comme la réalisation des seuils de fenêtre en amont de l'intervention du charpentier... Ou encore caler les réservations des emplacements de la plomberie et de l'électricité dans les plans, trois à quatre semaines voire six avant le démarrage du chantier. « Quand un problème est anticipé et a commencé à être réglé, c'est beaucoup plus facile et cela évite les engueulades (sic) », déroule E. Payen. Ces solutions en cours d'expérimentation seront appliquées fin 2019 dans la PME. Cela permet, pour le directeur, qui cherche à recruter cinq à six salariés spécialisés notamment dans le coffrage de bancs, « de changer petit à petit l'image de l'entreprise et de garantir la sécurité collective de tous ». 
 
« LES GARS N'ONT PAS L'HABITUDE QUE L'ON PRENNE SOIN D'EUX » 
 
L'entreprise de charpente couverture Brochier, basée à Bilieu, est engagée dans le programme Santé et performance BTP. Un engagement qui a donné à Frédéric Salvi, directeur du site depuis 12 ans, « l'envie d'aller plus loin dans la sécurité de ses salariés ».
 
La PME compte 20 salariés dont 15 œuvrant sur les chantiers du petit au gros œuvre
 
« Je suis très pris par le temps et je considère que je n'ai pas la science infuse donc j'avais besoin d'être accompagné ». C'est aussi pour sortir de son quotidien, la fameuse solitude du chef d'entreprise, que Frédéric Salvi, dirigeant de Charpente Brochier à Bilieu, a rejoint la démarche Santé et performance BTP en juillet 2018. La PME créée en 1992, compte 20 salariés dont 15 pour les chantiers allant de la petite intervention (pose de velux par exemple) au gros œuvre (ossature bois, bardages, couverture de toit, etc.). Le responsable du site admet que la mise en place de la prévention ne s'est pas faite sans craintes de sa part. « On a toujours l'impression d'être bon dans ce que l'on fait, moi le premier. Je craignais un peu les réfractaires mais finalement cela a remporté l'adhésion. Les gars n'ont pas l'habitude que l'on prenne soin d'eux, de leur bien-être, c'est difficile à imaginer ».
Le responsable, 20 ans d'expérience dans le métier, a fait sien le choix de pousser beaucoup plus loin les ques¬tions de sécurité sur les chantiers. « Ce sont d'autres outils, d'autres accessoires et surtout d'autres mentalités. Mais j'insiste sur le fait que même pour les petites interventions de 30 minutes, les gars doivent se mettre en sécurité ».
La priorité de Charpente Brochier porte notamment sur le stress imputé au poste de chef de chantier, lié par ailleurs aux questions de planning et à l'interaction entre tous les services, du bureau d'études à la livraison finale du matériel. Mais aussi au risque des chutes de hauteur.
 
HYGIÈNE, SÉCURITÉ, PROPRETÉ ET RANGEMENT
 
Accompagné par MonDocunique de l'OPPBTP, qui permet de définir un plan d'action en prévention, la PME a établi un tableau de bord pour définir des indicateurs d'amélioration de la sécurité et d'organisation. Le tableau amené à être affiné pour une application finale fin 2019 porte sur l'hygiène, la propreté, le rangement et la sécurité. Une réunion de contrôle hebdomadaire pour vérifier la tenue des délais, des points de sécurité, est organisée pour chaque chantier, et ajustée en fonction des retours. Ce en présence de l'encadrement, du chef de chantier et du client. Les salariés sont par ailleurs poussés, à ranger au fur et à mesure, le matériel sur le chantier plutôt que d'attendre la livraison finale. « Cela permet d'être plus régulier, plus efficace et plus performant, intimement convaincu que tout cela est lié ». Suivant la durée du chantier, les contrôles peuvent être réitérés.
L'entreprise intervient sur cinq départements (Isère, Drôme, Rhône et les deux Savoie), essaie aussi de privilégier le travail en grand déplacement. « Je sais que les gars préfèrent rentrer chez eux le soir mais j'insiste quand ce sont de longs chantiers pour qu'ils restent sur place afin d'éviter la fatigue et minimiser les risques sur la route », ajoute-t-il. Si tout ceci « prend du temps à mettre en place », le dirigeant souhaite poursuivre plus loin les investissements en temps et financiers dansdans la prévention et la sécurité de ses salariés.
Une ligne budgétaire spéciale a été ouverte pour l'achat, à raison de deux fois par an, d'équipements de protection individuels par la PME qui prévoit un chiffre d'affaires de 3 M€ pour 2019.
 
04/11/2019
 
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